Dans la vie quotidienne, lorsque nous utilisons un produit fini ou une partie de ce dernier, nous disons communément : « J’ai testé ce produit ».
Pourtant, derrière ce mot se cache plusieurs sens. En effet, plusieurs personnes ayant testé un même produit fini n’arriveront peut-être pas aux mêmes conclusions. Pourquoi donc ?

J’imagine que la phrase commune « J’ai testé ce produit » est incomplète. Pour l’achat d’un même produit, nous n’avons pas forcément les mêmes attentes, objectifs d’utilisation.

Ainsi, que ce soit dans la vie quotidienne ou professionnelle, le domaine du test a besoin d’utiliser un vocabulaire précis.

Dès lors, nous devons expliciter plusieurs choses au niveau des tests, comme les objectifs des tests, leurs périmètres, les risques métiers encourus, etc.
Ces éléments doivent être produits tout le long du cycle de production d’un produit (logiciel ou non).

Ainsi, quelque soit le type de cycle de production (cycle V, méthode agile ou autres), des cycles de tests sont attachés aux cycles de développement (en parallèle ou en série). Ces cycles arborent plusieurs types de tests : tests unitaires (à effectuer par les développeurs), tests systèmes (tests indépendants), tests d’intégration, tests de performance, etc.
Ce serait un peu long de tous les énumérer puis ce n’est pas l’objectif de cet article :p

Par ailleurs, en plus des éléments explicites à produire, il faut utiliser également des mots non ambigus dans les stratégies et fiches de tests.
Qu’est-ce que j’entends par non ambigus ? N’avez-vous jamais remarqué l’incroyable pouvoir d’interprétation de notre cerveau ? Par exemple, plusieurs spectateurs d’un film n’auront pas forcément compris la même chose ou encore à partir d’un texte écrit, plusieurs lecteurs ne l’auront pas interprété de la même manière. En effet, d’autres paramètres entrent en jeu.
Mais alors, comment faire pour qu’on comprenne les même choses dans le domaine du test ?

Tout d’abord, notre langue française est riche et comporte beaucoup de mots ambigus sans que l’on s’en rende compte. Donc, il faut partir de certains postulats pour produire des stratégies et fiches de tests compréhensibles par la plupart des testeurs :

  • Définir le niveau de connaissance que doit avoir le lecteur des documents
    • Ne pas hésiter à l’inscrire en tant que pré-requis (ex: doit connaître les processus de production de facture simple de clients Grand Public, n’est pas nécessaire de connaître l’objectif d’utilisation de l’écran, etc.)

Vous vous doutez bien que selon le type de test, les niveaux de connaissances requis ne sont pas les mêmes :p

  • Définir une structure de document clair et partagé par tous
    • Objectif du document
    • Glossaire : pour indiquer les termes utilisés et leurs définitions
    • Contexte métier
    • Pré-requis
    • Description de jeux de données, des risques métiers, etc.
  • Utiliser des mots non équivoques. Ces documents ne sont pas là pour faire des exercices de styles (anacoluthe, oxymore et cie)
    • Des mots non équivoques sont des mots n’ayant pas plusieurs sens et non interprétables de différentes manières. Par exemple, éviter des mots comme « bien », « mal », etc. En effet, un écran bien ordonné pour l’un peut être mal ordonné pour un autre. Alors que si on spécifie l’ordre des champs dans un écran en indiquant leur position relative ou absolue, deux personnes différentes constateront la même chose.

Rappelez-vous donc qu’en matière de test, il faut être explicite, concis (pas besoin de faire des phrases de deux pages de long :p). Selon ces principes de base, les testeurs devraient rencontrer moins de difficultés pour se comprendre.
Ces principes de bases sont aussi valables dans une moindre mesure pour les consommateurs de produits (logiciels ou non) quand ils partagent leur avis.

Sans doute, devrais-je déjà appliquer ces principes sur mes articles de restaurants de Nantes ? Cela me donne des axes d’améliorations 😉
Même si dans certains domaines, malgré les principes énoncées ci-dessus, on ne peut pas les appliquer entièrement.
Pourquoi ? « Les goûts et les couleurs ne se discutent pas » Puis, dans les domaines culinaires et artistiques, on espère rencontrer son public alors que dans les autres domaines, on crée ou on répond au besoin d’un public.

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